INTRODUCTION
La volonté de cet article est de proposer plusieurs perspectives sur le thème de la liberté. Être libre, est-ce simplement pouvoir faire ce que l’on veut ? Ou la liberté commence-t-elle lorsque nous choisissons consciemment qui nous voulons être, ce en quoi nous voulons croire et la manière dont nous souhaitons agir ? La liberté peut être intérieure comme extérieure, individuelle comme collective. Elle implique des choix, mais également le courage et la responsabilité de les assumer. À travers trois dimensions, interrogeons-nous sur ce que signifie réellement être libre.
TEMPS 1 d’être ou ne pas être
La liberté d’être ou ne pas être consiste à se dire « très bien puisque nous vivons dans une société pareille, autant payer le prix d’être soi-même »
J’existe car ce qui me définis ce sont mes valeurs, mon identité, mes aspirations et mes choix.
Cela signifie être capable de se dire :
« Je suis ceci parce que je le choisis, et non parce que l’on m’impose de l’être. »
Mais cette liberté demande du courage. Être soi-même signifie parfois déplaire, sortir des normes, abandonner certains rôles et accepter de ne pas être compris.
Elle rejoint donc l’authenticité : être sans constamment demander la permission d’exister.
Nous sommes également libres de ne plus être ce que nous avons été.
Ne plus être la personne que notre passé a construite.
Ne plus correspondre à l’image que les autres entretiennent de nous.
Ne plus remplir un rôle devenu étranger à notre identité.
Ne plus porter certaines croyances, habitudes ou façons de vivre.
Le « ne pas être » peut alors représenter non pas une disparition, mais un dépouillement de soi.
Pour devenir, il faut parfois briser ce qui n’est plus pour cesser d’être et faire de la place à un nouveau « être ».
TEMPS 2 de croire
Être libre de croire, c’est pouvoir adhérer à une religion, croire en Dieu, au Divin, à une spiritualité, à une philosophie ou à certaines convictions sans que celles-ci soient imposées par autrui. Il s’agit de se détacher des conditionnements religieux si besoin.
Mais cette liberté possède nécessairement son contraire : être libre de ne pas croire. Une croyance imposée cesse en partie d’être un acte de foi puisqu’elle devient une obligation.
La liberté de croire suppose donc également celle de douter, de questionner, de changer de croyance ou de l’abandonner.
TEMPS 3 d’agir
Pour mon bien à moi et pour le bien commun, j’agis en toute conscience. La liberté d’agir ne consiste pas à faire tout ce que l’on veut sans tenir compte des conséquences. Elle suppose au contraire de choisir ses actions avec discernement et responsabilité. Être libre, c’est comprendre que chacune de nos décisions possède un impact sur nous-mêmes, sur les autres et parfois sur le monde qui nous entoure. J’agis donc selon mes valeurs, mes convictions et ma conscience. Je ne subis plus systématiquement mes choix : je les assume. La véritable liberté devient alors une liberté consciente, responsable et tournée vers le bien.
CONCLUSION
Comment définissez-vous votre liberté intérieure ? Comment saurez-vous que vous l’aurez atteinte ?
Qu’allez-vous mettre en œuvre pour faire plus de place à la liberté d’agir dans votre vie ?
Prenez grand soin de vous !
Lotha.net

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