Est-ce qu’être présent sur les réseaux sociaux fait de nous un produit ou un alterego. Quelle est la place de la quête de soi dans un monde conditionné tel qu’on le connaît ? Peut-on exister sans cadre? Identité ou illusion du moi?
DU BESOIN AU DANGER
Tout d’abord, l’identité n’est pas quelque chose de figé ou d’intérieur. Avec les réseaux sociaux, elle devient dépendante du regard extérieur des autres et du comportement de la société.
Elle fait remonter plusieurs types de besoins et en fonction de cela, établir une raison d’être et d’exister dans ce monde parallèle.
SECURITE
Se sentir en sécurité permet de stabiliser le “moi” intérieur.
Sans sécurité, nous prenons une posture défensive et concurrentielle. Ce besoin est lié à la survie. On s’adapte à ce monde là pour y survivre pas pour être ou simplement exister indépendamment de tout cela.
APPARTENANCE
L’identité se construit dans le lien : famille, groupes, communautés… puis aujourd’hui followers, audiences.
Ce besoin permet de construire du lien social ce qui est normal en soi.
Le danger vient de la dérive que cela engendre à savoir :
je suis ma communauté de fans. et je la vaux. Autrement dit je suis et ma valeur c’est mon audience.
ESTIME
L’identité devient visible et évaluée. Reconnaissance, validation, image sociale. Likes, commentaires, visibilité : Elle glisse vers une logique de performance. Elle devient quantifiable mesurable et le danger vient du fait qu’elle ne reflète pas notre soi.
ACCOMPLISSEMENT
L’identité se détache du regard extérieur. Elle devient plus autonome, alignée avec des valeurs internes. Rare sur les réseaux car cela suppose de ne plus dépendre de la validation extérieure.
Toujours dans la logique de performance, le danger est de devenir dépendant de la validation extérieure et mettre son bonheur entre les mains d’algorythmes.
Conclusion
Les réseaux sociaux figent l’identité principalement entre appartenance et estime.
On ne cherche plus seulement à être mais à être vu, reconnu, validé et c’est en cela qu’il s’agit d’un jeu dangeureux. On risque de se perdre dans notre propre image et identité sociale. Et cela peut rendre profondément malheureux.
PEUT ON EXISTER SANS CADRE ?
En psychologie du développement il est dit que nous avons besoin d’être sociabilisé dès notre plus jeune âge pour apprendre les codes et les normes.
Très jeune, on nous apprend qu’un cadre (environnement) est nécessaire pour pouvoir grandir. Mais une fois adulte que devient cette notion ? Nous allons prendre deux angles de vue.
Oui nous pouvons exister sans cadre cela nous fait grandir rapidement et nous rend très autonome et autodidacte. La quête de soi est plus accessible car nous devenons notre propre cadre. Nous devenons nos propres standards et normes et personne n’est là pour nous contredire ou remettre à notre place. L’évolution est exponentielle et sans limite.
Non sans cadre nous pouvons nous perdre et tout aussi bien nous retrouver nous-mêmes. Cela dépend. Nous restons dépendants de standars normes et comportements attendus par la société. Nous évoluons uniquement si nous remplissons les conditions nécessaires à cela et prédéfinies par l’extérieur. Certaines personnes s’y confortent bien. D’autres non. Tout dépend dans quel cadre on choisit de se positionner.
CONCLUSION
Les réseaux sociaux nous bercent entre illusion et réalité et mettent au défi notre identité propre. Ils nous mettent également face à nous-mêmes et face au monde.
Ceci st un doux rappel de ne pas figer notre identité ou notre valeur dans ce cadre. Il peut être positif ou négatif en fonction des besoins qu’ils font émerger en nous. Rien n’est mal en soi.
Pour rester ancré et ne pas se perdre dans les réseaux toujours garder en tête que notre valeur et identité sont indépendants de cela.
Prenez bien soin de vous.
Lotha.net


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